Intégration d’un nouveau vétérinaire dans votre structure : conseils pour transformer l’essai du premier coup !

Même s’il existe des différences selon les régions, le Marché de l’emploi vétérinaire fait partie de ces secteurs pour lesquels le nombre d’offres est plus important que le nombre de candidats.
La conséquence ? En tant que structure vétérinaire, vous devez être en mesure de proposer aux nouveaux arrivants un contexte de travail attractif qui leur donnera envie de rester et qui vous différenciera des concurrents.
Réussir la phase d’intégration ou onboarding comme on l’appelle désormais couramment, c’est donc vous donner de nombreuses chances en plus de réussir votre recrutement sur le long terme. Pourquoi et comment préparer l’arrivée de votre nouveau vétérinaire ? Qu’est-ce qui différencie aujourd’hui les nouvelles générations des anciennes en termes d’attentes ?
Voici quelques conseils pour accueillir, accompagner et conserver votre nouvelle recrue jusqu’à la fin de la période d’essai… et au-delà !

Préparer l’arrivée de la nouvelle recrue, oui, mais comment ? 

Déjà, en y consacrant le temps nécessaire. Avant même son premier jour, de nombreuses tâches déjà accomplies vont permettre de démontrer à votre nouveau vétérinaire qu’il est attendu :

– L’anticipation de ses besoins matĂ©riels et de toutes les dĂ©marches administratives qui peuvent l’être en amont
La préparation de l’équipe à cette nouvelle arrivée et la désignation d’une personne d’un niveau équivalent pour le guider et lui servir de mentor dans les premiers temps.
Ce temps consacré à la nouvelle recrue doit être anticipé pour ne pas gêner le fonctionnement interne de la clinique ou de la structure vétérinaire.
La planification de points réguliers individuels et en groupe, le premier jour pour une présentation générale, puis au fil des semaines, afin qu’il ou elle se sente soutenu(e) et accompagné(e).

✨ Le petit + qui peut faire la différence :

Entre le dernier entretien d’embauche réalisé et la prise de fonction, il s’écoule souvent plusieurs jours voire semaines. Pour ne pas le laisser dans le flou, n’hésitez pas à appeler le nouveau vétérinaire avant son premier jour officiel, afin de lui donner des informations supplémentaires, et tout simplement pour lui signifier à quel point il est attendu.
Pourquoi ne pas déjà l’associer à une réunion à distance, pour commencer à l’intégrer et lui permettre de faire connaissance avec ses plus proches collaborateurs ?

 

L’importance du premier jour…

Comme lors d’un rendez-vous amoureux, la première impression compte énormément et pose parfois les jalons d’une collaboration réussie. Si d’emblée, le nouvel arrivant se sent accueilli et attendu, accompagné lors de ces premiers pas capitaux, il y a fort à parier qu’il ressortira de cette première journée avec un apriori positif que vous n’aurez plus qu’à consolider les jours suivants.

Pour cela rien de plus simple, puisque vous avez anticipé et réalisé une checklist en amont ! 
Il a donc son badge, sa blouse, son ordinateur et ses accès aux logiciels métier, un manager… Et un collègue d’un poste similaire tout prêt à lui montrer le fonctionnement de la structure en détail, les protocoles et produits, les différentes salles, présenter les équipes, et créer une première complicité.

✨ Le petit + qui peut faire la différence :

Ce premier jour, un pot d’accueil ou déjeuner dans un contexte détendu sera aussi bienvenu pour la nouvelle recrue que pour les ASV et autres membres de l’équipe.

… et de ceux qui suivront !

Tout se passe bien ? Attention à ne pas relâcher l’attention trop tôt et à créer des rendez-vous feedbacks tout au long de la phase d’onboarding !
Votre collaborateur semble avoir toutes les qualités techniques et aptitudes pour intégrer la clinique, il semble également motivé, mais 1) rien n’est joué jusqu’à la fin de la période d’essai et 2) il peut être très apte techniquement mais manquer de psychologie, avoir des comportements inadaptés vis-à-vis des clients ou du reste de l’équipe.

C’est pourquoi la phase d’intégration ne se limite pas à un bon accueil mais devrait faire l’objet d’un véritable suivi, jalonné d’entretiens réguliers pour pouvoir entamer la collaboration en s’appuyant sur une communication fluide.

A-t-il trouvé ses marques, a-t-il des besoins en formation, des difficultés dans un domaine ? A-t-il bien compris ce que l’on attend de lui et cela correspond-il à ses aspirations ?
Plus le dialogue semblera facile et plus chaque partie sera rassurée pour l’avenir.

✨ Le petit + qui peut faire la différence :

Organisez une routine hebdomadaire pour les feedbacks, par exemple, tous les vendredis à telle heure, ce moment privilégié pour s’assurer que tout va bien, relever les points de succès et les points de vigilance, les besoins en formation etc.

Une intégration réussie = une image de l’entreprise renforcée

La réussite d’un recrutement – ou son échec – peut avoir un impact direct sur l’image de la structure vétérinaire en interne mais aussi en externe, et par extension la marque Employeur.

Or, en 2022, les nouvelles générations de candidats sont particulièrement sensibles à cette image :
Lorsqu’un recrutement se passe mal, pour avoir parfois négligé la phase d’intégration, cela peut provoquer déception et sentiment négatif au sein de l’équipe mais aussi questionner d’éventuels nouveaux candidats.

A l’inverse, un recrutement qui se passe bien rejaillit positivement sur l’ensemble des salariés ainsi que sur de potentiels nouveaux candidats. Dans le meilleur des cas, le collaborateur nouvellement recruté va en parler positivement au sein de son réseau professionnel, son réseau étudiant, ou sur les réseaux sociaux.

✨ Le petit + qui peut faire la différence :

Intégrez rapidement la bio de votre nouveau vétérinaire sur votre site internet et faites part de votre enthousiasme vis-à-vis de ce recrutement sur tous vos réseaux sociaux. Cela renforcera la bonne image de votre clinique mais aussi celle du nouveau collaborateur qui en sera reconnaissant.

Nouvelles générations de vétérinaires : mieux comprendre leurs aspirations pour réussir leur intégration

Enfin, la phase d’onboarding est le moment ou jamais de comprendre les aspirations des jeunes vétérinaires et les prendre en compte pour un recrutement pérenne.
Même si cela peut paraître cliché, on sait que les jeunes vétérinaires envisagent le métier de façon moins contraignante, plus souple que leurs prédécesseurs en termes d’horaires, de congés, d’astreintes, et surtout d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Si vétérinaire reste un métier de vocation, le fait de nier ces aspirations peut pousser une jeune recrue à repartir rapidement, alors qu’il suffit parfois d’une bonne communication et de transparence pour éviter frustrations et départs précipités.

Un autre point important pour les jeunes générations, leur goût pour l’innovation et leur souhait d’évoluer rapidement.
En ce sens, parler formation et projets d’innovation dès la phase d’intégration peut s’avérer très productif !

✨ Le petit + qui peut faire la différence :

Simplement ĂŞtre Ă  l’écoute – c’est dĂ©jĂ  beaucoup – pour comprendre ce qui est capital pour votre nouveau collaborateur, et trouver un moyen de s’adapter Ă  tout ou partie de ses exigences lorsque c’est possible.

Sacrifier sa vie privée pour son travail ? Aujourd’hui, la passion du métier et la conscience professionnelle ne suffisent souvent plus. Mais l’écoute de son employeur et la bonne intégration à l’entreprise seront deux facteurs de motivation très importants qui peuvent s’instaurer dès les premières semaines d’exercice.